Prisons et justice belge, mauvais exemple de justice...
Prison de Mons-
Belgique ...mai 2029...
Article dédié à tous les prisonniers du monde, à vous, lecteur imprudent
qui avez souvent cru au confort des cellules belges...
à une justice qui guérit l'homme et le réinsère dans la société...
mai 2029
Un article du Parisien est intitulé ce matin :
"un détenu tué par la police dans une prison de Belgique - surpopulation dans les prisons belges"
Avant toute considération pour le grand public, il faut souligner que chacun peut un jour être amené à commettre un délit et à se retrouver derrière les barreaux d'une prison belge, la société doit se protéger, c'est une évidence mais tout de même, il faut savoir que des personnes se retrouvent en prison par carence du système judiciaire belge. En Belgique, vous attendez 3 ou 4 ans avant de passer devant la justice, en attendant, des hommes et des femmes présumés innocents se retrouvent dans cette galère.
L'instruction est faite par un seul juge d'instruction qui n'a souvent pas tous les éléments requis pour procéder à l'arrestation, celle-ci se fait dans la hâte, dans le séquentiel, dans l'arrêt sur image.L'interrogatoire dans son bureau est un traumatisme, du lavage de cerveau.La seule chose qui compte est d'obtenir des indices qui justifient - sur l'instant- l'arrestation.
Après le délai légal de 5 jours, vous passez devant la "Chambre des mises en accusation": de la pure comédie, le décorum à la romaine, tout y est dramatisé, chacun joue son rôle, le juge d'instruction joue Pilate, le Procureur du roi est César, entre ces deux acteurs: le juge- souverain - qui vous renverra pour une prolongation systématique de 30 jours.Votre dossier est "ouvert", il faudra déléguer assistants sociaux, psychologues, psychiâtres pour se faire une idée de la pertinence de votre dangerosité pour la société et pour motiver votre arrestation.
Dès votre arrestation, le juge d'instruction se lave les mains de sa décision, il disparaît comme une ombre et vous êtes confié à 2 policiers qui vous menottent et vous conduisent à la porte de votre prison.
Non, que dis-je, vous n'êtes plus un homme!
Dès le franchissement de la porte d'entrée, vous vous retrouvez dans un univers de barreaux, des grillages à n'en plus finir.On vous enferme dans une véritable "cage aux lions", le début de votre crépissement, des heures durant, vous pouvez mourrir...personne ne viendra à votre secours, vous êtes oublié, vous ne faites déjà plus partie de la société des hommes...
On vous emmène dans un petit bureau où vous êtes complètement "mis à nu" ... "videz toutes vos poches!" ..."quittez vos habits d'humains pour revêtir la "tenue pénale":
Tout est consigné dans de petites enveloppes, vous êtes à Auschwitz, vous perdez toute identité, vous êtes un numéro anonyme, vos papiers sont consignés , votre permis de conduire est remis au greffe, votre maigre argent de poche,vos fringues disparaissent,
chaque dépôt est consigné et avalisé par votre signature
Après avoir croupi à nouveau dans cette geôle à lions, un maton, armé d'une bouteille de shampoing vient vous chercher pour prendre une douche cadenassée de dégraissement, puis vous recevez votre dû: un sac plastic, du papier à lettres, des enveloppes, un peigne, un pull, un kw pour les jours de pluie au préau, une couverture, un gant de toilette,une boîte de sucre 2 draps une housse...
Vous êtes là pour cinq jours, après vous serez présenté à la Chambre des mises en accusation qui décidera de votre liberté ou de la prolongation de votre emprisonnement pour 30 jours...